Le Castor (article anonyme)

Ce qui suit est un article qui m’a été envoyé par un membre du Mouvement Zeitgeist qui désire demeurer anonyme.

h-20-2379763-1295705811Je suis récemment tombé sur une photo où l’on voit un enfant accroupi près d’une poubelle et la citation qui suit: « En fin de compte, quel est le sens d’une science capable d’envoyer un homme sur la lune, mais incapable de mettre un morceau de pain sur la table de chaque être humain? » (Carlos Ruiz Zafon).

Cela m’a interloqué, parce que même mettant à part le fait que cela est dit dans le contexte d’une économie basée sur la monnaie, je penses que plusieurs personnes ne comprennent pas certaines petites choses. J’ai donc décidé de rendre cela plus clair.

Je penses que beaucoup de gens mélangent la recherche scientifique et certaines motivations et applications douteuses qui sont le résultat d’une utilisation abusive des connaissances acquises par la recherche.

Personnellement, ma définition de la science, c’est l’étude des lois de la nature. L’étude en soit n’est pas problématique ; ce qui l’est, c’est ce qu’on en fait quelquefois. De nos jours, les connaissances tirées de notre étude des lois de la nature sont trop souvent au service du profit, de l’avarice, de la recherche de pouvoir et de la destruction ; en un mot, du contrôle.

La connaissance des lois de la nature n’est pas problématique en soit. Ce qui est problématique par contre, c’est que souvent, nous n’utilisons pas ces connaissances de manière qui soit alignée avec les processus du vivant et que cette utilisation vient perturber ces processus. Une utilisation alignée avec les lois de la nature mènerait inévitablement à un âge d’or pour la planète et toutes ses espèces.

Considérons le castor, animal que plusieurs considèrent nuisibles. Pourtant, son travail, aligné avec les lois de la nature, vient aider l’eau à être filtrée en réduisant par endroit la vitesse d’écoulement de celle-ci, aidant le limon contenu en suspension dans l’eau à se déposer, créant plusieurs habitats propices à d’autres espèces et des terres fertiles en sédiments pour les plantes. L’eau ainsi débarrassée du limon est plus facilement oxygénée par les courants rapides suivants, ce qui fait probablement l’affaire des poissons et autres espèces vivant dans l’eau qui dépendent de l’oxygène pour leur production énergétique.

Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres d’une manière d’agir alignée avec les lois de la nature. Si un castor peut avoir un si grand impact avec si peu de connaissances et de moyens. Imaginez donc ce que l’humain pourrait accomplir!

Merci de votre attention! Cheers!

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De Légume à Activiste

activistÀ ma grande surprise, on m’a récemment demandé si j’étais intéressé à rédiger un témoignage ayant un lien avec l’amélioration de notre monde, que l’auteur joindra à d’autres pour former un recueil. N’étant pas de mon ressort de divulguer le contexte dans lequel ce projet a été élaboré, je me permet toutefois de publier le texte que je lui ai écrit, qui explique entre autres le parcours que j’ai emprunté d’il y a deux ans jusqu’à maintenant. Peut-être vous reconnaîtrez-vous?

Je m’appelle Félix, 23 ans. J’habite Longueuil, une agglomération de la rive-sud de Montréal.

Le niveau de décadence de notre système social, le rythme alarmant auquel nous saccageons notre environnement au nom du profit et la désinvolture de mes confrères humains à l’égard de la situation, couplé à un surmenage professionnel – 77 heures/semaine à travailler pour une société privée d’entretien de voies ferrées – m’ont progressivement amené en dépression clinique il y a environ 2 ans. Pour faire une histoire courte, un film documentaire du nom de ‘Zeitgeist: Moving Forward’ m’a instantanément sorti de mon état végétatif.

En rétrospective, j’ai l’impression que ce film m’a soustrait juste à temps d’un imminent passage vers le monde « adulte », une forme d’adaptation psychosocialement légitime à un monde taré qui se caractérise par une anesthésie face aux problèmes sociaux et environnementaux que notre système ne cesse de générer de par sa conception même. Même pour les plus rebelles d’entre nous, un beau jour, faute de ne pas avoir réussit à suffisamment mettre la lumière sur la causalité de cette grande supercherie, on finit par se sentir tellement impuissant face à tout ceci qu’on en vient à l’accepter comme faisant partie d’une loi immuable, du fonctionnement naturel des choses. Il faut, sans quoi le stress engendré par un tel combat – à première vue éternel – en aurait déjà achevé plus d’un. On en vient même à préconiser une telle attitude, sans doute dans l’intention louable d’éviter ce litige psychologique aux autres. Pour plusieurs dans mon entourage, cette catagenèse semblait s’être produite beaucoup plus tôt. Dans mon cas, elle aurait pu arriver à 21 ans.

Notre société d’aujourd’hui se détache de plus en plus du monde physique, employant des techniques de production, de distribution et d’ordre social qui n’ont que peu ou aucun lien avec l’environnement ou l’état actuel des connaissances scientifiques en matière de santé publique et de développement durable. Il ne faut, à l’individu suffisamment ouvert d’esprit, que quelques heures de recherche bien orientée pour constater à quel point une économie basée sur une consommation cyclique nous pousse à un gaspillage aberrant de nos ressources naturelles, à quel point un paradigme de croissance infinie va à l’encontre des lois de la physique même et à quel point un système basé sur le profit dénature l’être humain en le dépouillant progressivement de toute valeur orientée vers la collectivité, pour n’en nommer que les points les plus troublants. Comme si ce n’était pas assez, notre modèle de marché s’appuie sur une monnaie traitée comme une commodité et originant directement d’une dette; vendue à des fins de revenu à partir d’intérêts. On a affaire, ni plus ni moins, à un ‘système Ponzi’.

Une grande partie de ces constatations s’est faite lors de mon visionnement de ‘Zeitgeist: Moving Forward’. Mais je ne tenais pas à en rester là; à la fin du film, on vous offre de rejoindre un mouvement international homonyme: le Mouvement Zeitgeist, un groupe explicitement non-violent préconisant le développement durable à l’échelle mondiale. À l’aide d’enregistrements vidéos de conférences de Peter Joseph et d’autres membres proéminents, j’ai parfait ma culture au sujet des failles inhérentes du système socioéconomique actuel et des alternatives possibles à ce qui à première vue semblait être une impasse. J’ai découvert ce qu’était une Économie Basée sur les Ressources, le premier modèle économique basé sur la loi naturelle au sens scientifique, par opposition à une suite de présuppositions archaïques du XVIIIe siècle sur la nature humaine.

On m’a proposé de vous transmettre quelques idées d’actions concrètes à entreprendre pour aider à changer le monde, et j’en aurais probablement un bras à mentionner, sauf qu’en m’adonnant à ce jeu, j’aurais l’impression de vous faire manquer le bateau. Ce n’est pas par hasard que j’ai décidé, à travers ce texte, de mettre autant d’emphase sur la connaissance. Je vais tenter de vous exprimer le fond de ma pensée: à l’instant où je rédige ce témoignage, je n’ai aucun doute quant à la légitimité de mon orientation activiste et des actions qui en découlent, dont la portée potentielle est la plupart du temps si subtile que mon petit cerveau d’être humain peine à la comprendre. J’ai découvert chez moi une hardiesse et une détermination qui ne se voit souvent que dans les films, et bien que je pourrais attribuer l’émergence de ces qualités à une soudaine évolution de caractère, je considère plus juste de les expliquer par une simple suite logique d’une accumulation d’informations.

Dissidents, dissidentes, j’imagine que ce que je tente de vous faire comprendre, c’est que lorsque vous serez suffisamment confiant d’avoir mit le doigt sur la source du problème, les actions justes viendront probablement d’elles-mêmes.

Félix Boissonneault,
Coordonnateur du Chapitre de Longueuil du Mouvement Zeitgeist
(tzmlongueuil@gmail.com)

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Deux nouveaux projets qui pourraient vous intéresser

Chers lecteurs et lectrices,

Je vous annonce le lancement d’un projet de traduction d’une série de mini-clips éducatifs ayant comme objectif de stimuler la réflexion chez l’internaute à qui le sujet intéresse, notamment en amenant tranquillement l’auditeur à remettre en question la validité de notre modèle économique dominant, une vidéo à la fois. En voici une première:

Si c’est trop ‘intellectuel’ pour vous, cessez le visionnement et poursuivez votre lecture.

Parallèlement, si cela peut vous convaincre de me pardonner le fait que je n’aie rien publié depuis environ un mois et demi, sachez que je travaille également sur une émission web qui traitera plus ou moins des mêmes sujets, quoique caractérisée par une approche diamétralement opposée et dont le public-cible sera le québécois moyen (ou presque). On parle ici d’un ‘show’ local où vous me verrez débiter avec émotion sur l’état de décadence croissant de notre civilisation actuelle, les failles inhérentes du système monétaire et les solutions potentielles à ces problèmes. À titre de mince aperçu, je vous présente sans tarder le générique d’ouverture (attention les oreilles):

Avez-vous repéré la grosse faute d’orthographe?

S’il y a quelque chose à retenir de ces deux annonces, c’est que si j’étais vous, je m’abonnerais illico à ma chaîne YouTube pour rester à l’affût de la sortie de ma prochaine vidéo!

Pour vous abonner, allez sur une de mes vidéos, par exemple celle-ci: http://www.youtube.com/watch?v=x-tx409F8XY et cliquez sur le bouton rouge. Attention: pour être averti par courriel des nouvelles publications, vous devez absolument cliquer sur la partie du bouton avec l’engrenage et cocher la case à cet effet.

À noter que ces deux projets ne signifient pas l’arrêt de mort de Vers Une EBR (la page Facebook ou le blog). Loin de là, je cherche tout simplement à diversifier mon auditoire.

Félix Boissonneault,
Coordonnateur du Chapitre Longueuillois du Mouvement Zeitgeist

Une Transition Paisible (première partie)

"Recherché pour contrefaçon"

« Recherché pour contrefaçon »

De nos jours, le pouvoir monétaire domine le monde et les banques contrôlent l’argent. Et elles la contrôlent puisqu’elles ont le pouvoir de la créer. Par cette pratique, les propriétaires de ces banques et ceux qui les gèrent ont une influence énorme sur l’ordre du jour global. Ils font et défont nos présidents, nos premiers ministres. Ils déterminent ceux qui reçoivent l’argent et à quelles fins. C’est la raison pour laquelle ces entreprises, ‘trop importantes pour faire faillite’, sont celles qui se font renflouer avec les plus gros montants. C’est la raison pour laquelle les ‘assouplissements quantitatifs’ bénéficient les investisseurs fortunés qui possèdent la majorité des actions chez Wall Street et que les marchés financiers atteignent de nouveaux sommets alors que la majorité de la population mondiale lutte pour survivre. Avec un minimum de recul, c’est également la raison pour laquelle il est si critique de mettre un terme à cette création monétaire privée basée sur l’endettement et de remettre un tel pouvoir entre les mains du peuple.

Seule une minorité bénéficie actuellement des énormes écarts de richesses que cette pratique engendre à travers le monde entier. Ceux qui la contrôlent orientent systématiquement nos vies. Nos démocraties sont dans un pétrin gigantesque étant donné leur habilité à soudoyer nos gouvernements avec de l’argent créé à partir de rien. À la toute fin du film documentaire Zeitgeist: Moving Forward, à titre plus ou moins allégorique, un peuple unit reprend son pouvoir en remettant le médium de leur asservissement – la monnaie – aux banques qui l’ont créé.

Même ceux qui ont commencé à comprendre la dynamique des forces économiques en jeu se démènent à trouver une manière de passer d’une culture dominée par les pouvoirs monétaires au rêve ‘utopique’ d’une société sans monnaie. La transition d’un système socio-économique entièrement dépendant d’un moyen d’échange à un système plus durable doit s’initialiser par une reconquête de ce moyen. Ce pouvoir de création monétaire ne peut pas rester entre les mains d’une minorité. Ce n’est que par cette voie que nous arriverons à réinitialiser la distribution d’autorités à ce jour essentielles à notre survie personnelle et à notre continuité en tant qu’espèce.

La tâche peut sembler ardue à première vue, mais ne vous découragez pas trop vite. Entre-autres, le processus est déjà enclenché. Des plans pour ce genre de contingence existent depuis des décennies. De plus, une gigantesque concentration d’efforts à des fins d’éducation à grande échelle est en cours. Ce blog est au sommet d’un iceberg qui en couvre des millions d’autres, sans compter l’activité florissante des communautés des médias sociaux. Dans le monde ‘réel’, de nombreuses idées novatrices et inconnues du public jusqu’à il y a quelques années ont pénétré le dialogue international. Par surcroît, Le Chicago Plan Revisited (Plan Chicago ‘Revisité’) et le revenu de base universel se présentent à nous comme deux pierres angulaires sur lesquelles une transition cohérente et solide pourrait être édifiée. Mais avant d’examiner ensemble le potentiel révolutionnaire de ces deux idées, il nous est impératif d’éclaircir notre compréhension du système socio-économique tel qu’il existe aujourd’hui.

Depuis 1971, la monnaie que nous utilisons est à proprement parler une monnaie fiduciaire. Et tel est le cas pour toutes les grandes devises. Contrairement à une croyance qui persiste encore de nos jours, notre monnaie ne repose plus sur l’or, l’argent ou toute autre commodité afin d’assurer sa valeur matérielle. Pendant plus de 40 ans, ce système monétaire d’échange a relativement bien fonctionné. Les gens sont en mesure de travailler et de recevoir un salaire, d’aller à l’épicerie et d’acheter de la nourriture pour leur famille et de mettre des fonds de côté pour d’autres nécessités. La plus grande part des difficultés économiques auxquelles nous avons fait face est reliée à la création monétaire et non au caractère fiduciaire de notre monnaie. L’inflation, les récessions, les banqueroutes et les dépressions économiques sont tous des symptômes reliés à la création et à la circulation de la monnaie; elles n’ont rien à voir avec sa nature. Essentiellement, la monnaie est une façon de tenir compte des contributions et des dettes des citoyens à l’égard de la société. Pour autant qu’il y ait accord mutuel sur le moyen d’échange entre ceux-ci, sa nature et ses particularités n’ont pas d’importance. Certaines personnes n’ont pas confiance en la monnaie fiduciaire parce qu’elle n’est pas garantie par un dépôt d’or, mais pour autant que leurs usagers sont prêts à l’utiliser comme moyen d’échange, peu importe.

Ceci dit, un aspect important du problème auquel nous faisons économiquement face à l’heure actuelle est spécifiquement lié au caractère prêteur de notre création monétaire. Puisque la quasi-totalité de notre monnaie est aujourd’hui créée à partir de prêts, signifiant qu’il y a endettement auprès de ceux qui la créent et qui la prêtent, toutes les nations et la plupart de leur citoyens vivent dans un état constant d’endettement. Tous les plans d’austérité, coupures budgétaires et taxes sont le résultat d’efforts pour régler ces dettes, au dépend d’un bon nombre incapable de respecter le paiement d’une telle créance. Puisque la monnaie exigée pour le paiement des intérêts de ces dettes n’a jamais été créé au moment où le prêt à été contracté, une somme trop petite d’argent est perpétuellement à la poursuite d’une dette trop importante et le problème ne peut que s’accentuer au fil du temps. C’est une des raisons principales pour laquelle notre planète est sur le bord d’un effondrement économique et d’une faillite globale. Les banqueroutes nationales, telles que survenues en Grèce et en Chypre, sont des symptômes d’une création monétaire basée sur l’endettement par les banques.

Le Plan Chicaco avait initialement été proposé en 1933 dans le contexte de la Grande Dépression au États-Unis lorsque les banqueroutes devinrent un problème si inquiétant que toutes les banques importantes fermèrent leurs portes aux affaires et déclarèrent congé férié étant donnée leur incapacité à respecter leurs obligations financières envers leurs déposants. Les véritables soucis arrivèrent lorsque les banques du Mi-Ouest se mirent à saisir les propriétés agricoles de fermiers incapables de régler leur prêt suite aux mauvaises récoltes du milieu des années 20. Les acheteurs potentiels des fermes se désistant, les banques se retrouvèrent prises avec des terres qu’elles étaient incapables de gérer. Ces fermes dénuées de toute gestion menèrent éventuellement au désastre environnemental du Dust Bowl (‘Bassin de poussière’) et la migration de masse de familles incapables de s’auto-suffire du Mi-Ouest jusqu’en Californie. Les banques du Mi-Ouest d’abord affectées par ces désastres économiques et environnementaux furent ensuite achetées par des banques de plus en plus grandes jusqu’à ‘contaminer’ le système banquier américain en entier.

Conformément au Plan Chicago ‘Revisité’, les banques seraient dans l’obligation de maintenir des réserves à 100% pour tous les prêts. Essentiellement, cela aurait comme effet d’empêcher les banques de créer de l’argent puisqu’elles seraient dans l’obligation de garantir la totalité de leur crédit, qu’on parle de prêts aux particuliers, aux entreprises, ou au gouvernement. L’état, plutôt que les banques cartographiées, deviendrait le garant ultime de tous ces prêts. De cette manière, la création monétaire se verrait remise entre les mains du gouvernement tel qu’il l’a initialement été conçu. Les banques redeviendraient de simples entreprises, nécessitant le maintien d’une viabilité financière au risque de faire faillite. Le ‘risque’ financier associé au processus de prêts à travers ces banques retomberait entièrement sur la disposition des déposants à leur faire confiance. Les banques ne saisiraient plus d’entreprises ou de propriétés puisque celles-ci appartiendraient maintenant au peuple via leur gouvernement, désormais garant ultime de tout prêt insolvable. Puisque la méthode principale de création monétaire, via un système de crédit partiellement couvert, serait éliminée, la privatisation perpétuelle des propriétés engendrée par le système bancaire lui-même se verrait entièrement renversée, refluant progressivement les richesses des élites bancaires vers le peuple par le biais d’une gestion gouvernementale. Dans un contexte monétaire, ceci équivaudrait à la première étape d’une déclaration De Facto de toutes les ressources comme l’héritage commun de tous les peuples du monde tel que le propose le Projet Vénus.

Cet article est la première partie d’une traduction adaptée d’un article de Gary Kent, aussi connu sous le nom de ‘Zeitgeist Kid’

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Manifestations ou Concertation Citoyenne?

Scandale NSA

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La semaine dernière, le scandale occasionné par le ‘mouchard’ de la National Security Agency (NSA), Edward Snowden, nous a démontré qu’un programme de surveillance numérique à une échelle potentiellement continentale nommé ‘PRISM’ permet, depuis maintenant plusieurs années, à des fonctionnaires des services secrets de jeter un coup d’œil dans votre boîte aux lettres, d’accumuler vos publications, photos, et discussions sur vos médias sociaux préférés, d’avoir directement accès aux informations que vous envoyez tous les jours à des compagnies comme Google, YouTube, Yahoo! et Microsoft en allant peut-être même jusqu’à enregistrer vos conversations vocales sur Skype. Bref, on peut maintenant l’affirmer sans se faire systématiquement étiqueter de zélateur incurable de théories conspirationnistes, ‘Big Brother’ vous surveille. Et considérant l’inclinaison activiste des américains, un gigantesque tumulte aux allures belliqueuses risque d’être au rendez-vous, si ce n’est pas déjà le cas. Ce genre de scandale fait surface à un rythme effréné depuis la crise économique de 2008 et les mobilisations citoyennes font rage aux quatre coins du globe.

À moins que vous viviez dans une grotte, la tendance croissante, pour ne pas dire exponentielle, de ces épisodes de résistance citoyenne et policière à travers le monde à laquelle les plus à l’affût d’entre-nous assistons pratiquement tous les jours est viscéralement alarmante. Dans mon réseau de contacts, plusieurs sont d’avis que cet accroissement est signe que nous progressons dans notre ‘combat’. Mais chose certaine, la population mondiale semble de plus en plus encline à un changement socio-économique majeur.

Mais voilà: existe-t’il des moyens plus intelligents d’engendrer une révolution qu’avec les manifestations ou les armes? Lorsqu’on veut s’émanciper du nid familial, on ne brandit pas des pancartes en exprimant notre désaccord; on se trouve une alternative (ici, un emploi et un appartement) et on en sort. En termes plus raffinés, il s’agit de rendre l’ancien système obsolète en en établissant un autre, plus intuitif et plus viable, vers lequel ses agents (la population) y migreront, préférablement dans le moindre effort. Voilà pourquoi je ne fais pas l’apologie des manifestations, même si elles ont l’avantage d’informer les gens. Mais justement, n’existe-t’il pas des moyens plus efficaces de faire circuler ce genre d’information? Les manifestations et parfois les émeutes, ne devraient-elles pas êtres utilisées qu’en dernier recours, lorsque l’état nous empêche de communiquer entre-nous, par exemple? À l’heure actuelle, des recours plus efficaces sont à notre disposition.

Pourquoi ne pas organiser des rassemblements citoyens massifs dans l’unique but de discuter des alternatives possibles? Des moyens de transcender notre système actuel. Je dis bien ‘transcender’, car si nous le faisons tomber, ne risquons-nous pas le chaos, et dans le chaos, comme nous l’a prouvé la crise d’Octobre de 1970, l’expertise n’appartient pas aux citoyens, mais bien à l’armée. Par ailleurs, dans notre contexte socio-économique actuel, n’est-ce pas justement ce qu’attendent les élites de ce monde? Faisons preuve d’ingéniosité.

Avons-nous l’intelligence, la maturité et le sérieux pour remplacer entièrement nos institutions politiques défaillantes par une démocratie directe où l’on se concerte entre citoyens? Rassemblons-nous intelligemment, faisons circuler l’information et dans la mesure du possible, boycottons les institutions frauduleuses.

Théoriquement, nous avons en ce moment-même les plans et l’ingéniosité pour éradiquer la pauvreté et la famine à travers le monde, pour l’éternité. Mais si nous ne sommes pas conscient que ces inventions existent et que nous continuons à nous fier aveuglément à un système inadapté à notre ère, ce genre de train de pensée n’arrivera pas à faire son chemin avant que tout s’écroule. Nous subirons alors les conséquences de notre fermeture d’esprit, névrose de civilisation unique à l’être humain; un statu quo qui plait bien aux ‘1%’.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, ce n’est peut-être pas d’une révolution que nous avons besoin, mais d’une évolution.

Félix Boissonneault,
Coordonnateur du Chapitre de Longueuil du Mouvement Zeitgeist

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Qu’est-ce qu’une Économie Basée sur les Ressources?

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Description scientifique

Une Économie Basée sur les Ressources, ou EBR, (Ressourced-Based Economy en anglais) est un model économique basé sur un fil de pensée véritablement scientifique réunissant les facteurs techniques qui favorisent la propension humaine, la santé publique et la responsabilité environnementale sur plusieurs générations. Notion dont le futuriste Jacques Fresco est à l’origine, c’est sans doute le premier model économique de l’histoire à être explicitement basé sur la loi naturelle (au sens scientifique) et la gestion intelligente des ressources en tant que point de départ logique où s’amorce tout processus décisionnel. C’est sans dire que toute entreprise dans une direction de ce genre ne doit pas être attribuée à une quelconque institution, mais bien à un fil de pensée; celui d’appliquer objectivement la méthode scientifique aux affaires publiques et de permettre à sa propre émergence naturelle de fleurir sans restrictions à mesure que de nouvelles solutions apparaissent.

Description vulgarisée

Une EBR est un système dans lequel tous les biens et services sont disponibles sans l’utilisation d’argent, de crédit, de troc ou toute autre forme de dette ou de servitude. Toutes les ressources deviennent l’héritage commun de tous les habitants, et non pas de quelques privilégiés. Ce système repose sur le constat que la Terre est abondante en ressources. Notre pratique du rationnement des ressources par le biais de méthodes monétaires est à la fois non pertinent et contre-productif quant à notre survie.

La société moderne a accès à une technologie de pointe et peut rendre disponible de la nourriture, des vêtements, des logements et des soins médicaux, tout comme il est possible de mettre à jour notre système éducatif et de procurer un approvisionnement illimité en énergies renouvelables et propres. À travers l’avènement d’une économie conçue dans un souci d’efficacité, toute la population peut jouir d’un niveau de vie très élevé grâce à un accès à toutes les infrastructures d’une société technologique.

Exemples d’applications

Une économie basée sur les ressources utiliserait les ressources existantes de la terre et de la mer, les équipements physiques, les usines, etc. pour améliorer la vie de toute la population. Grâce au recours à une économie basée sur les ressources plutôt qu’à l’argent, nous pourrions facilement produire toutes les nécessités de la vie et assurer un niveau de vie élevé pour tous.

Considérez les exemples suivants : au début de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis possédaient environ 600 avions de combat de première classe. Nous avons rapidement remédié à la faiblesse de ce stock en produisant plus de 90 000 avions par an. La question au début de la Seconde Guerre mondiale était : avons-nous suffisamment de fonds pour produire le matériel de guerre nécessaire ? La réponse était non, nous n’avions pas suffisamment d’argent ; nous n’avions pas non plus suffisamment d’or, mais nous avions plus de ressources que nécessaire. Ce furent les ressources disponibles qui ont permis aux États-Unis d’atteindre le niveau de production et d’efficacité nécessaires pour gagner la guerre. Malheureusement, cette logique n’est employée qu’en temps de guerre.

Dans une économie basée sur les ressources, l’ensemble des ressources de la planète sont considérés comme étant le patrimoine commun de tous les peuples de la Terre, dépassant ainsi à terme le recours aux barrières artificielles qui séparent les peuples. Tel est l’impératif d’unification.

Nous devons souligner que cette approche de gouvernance mondiale n’a rien à voir avec les objectifs actuels d’une élite visant à former un gouvernement mondial dont elle serait aux commandes en compagnie d’autres grandes entreprises, subordonnant ainsi la grande majorité de la population planétaire à leur volonté. Notre vision de la mondialisation permet à chaque être humain de vivre au mieux sans devoir être soumis à un gouvernement corporatiste.

Nos propositions, en plus d’apporter du bien-être aux personnes, fourniront les informations nécessaires leur permettant de participer à n’importe quel domaine de compétence. La mesure du succès se reposerait sur le désir d’accomplissement d’un individu plutôt que sur l’acquisition de richesses, de propriété ou de pouvoir.

Actuellement, nous disposons d’assez de ressources matérielles pour offrir un niveau de vie très élevé à tous les habitants de la Terre. Ce n’est que lorsque la population dépasse la capacité porteuse de la terre que de nombreux problèmes tels que l’avidité, la criminalité et la violence apparaissent. Une fois la notion de pénurie surmontée, la plupart des crimes disparaîtront et les prisons ne seront plus nécessaires.

Dans une économie basée sur les ressources, il serait possible d’utiliser la technologie pour surmonter le manque de ressources. Parmi les méthodes utilisées figurent l’utilisation de sources d’énergie renouvelables, l’informatisation et l’automatisation de la fabrication et les inventaires, la conception de villes sures et efficaces sur le plan énergétique. Ces villes seraient équipées de systèmes avancés de transports tout en offrant des soins de santé universels et une éducation plus pertinente. Il s’agira avant tout de concevoir un nouveau système reposant sur les préoccupations humaines et environnementales.

Beaucoup de personnes pensent qu’il y a trop de technologie dans le monde d’aujourd’hui, et que cette dernière est la principale responsable de notre pollution environnementale. Ce n’est pas le cas. C’est plutôt l’abus et la mauvaise utilisation de la technologie qui devraient être notre préoccupation majeure. Au sein d’une civilisation plus humaine, nous remplacerons les hommes par des machines qui raccourciraient les journées de travail, augmenteraient la disponibilité des biens et services et allongeraient les périodes de congés. Si nous utilisons la nouvelle technologie pour augmenter le niveau de vie de chacun, l’intégration de la technologie mécanique ne sera plus une menace.

Une économie mondiale basée sur les ressources déploierait également tous les efforts visant à développer de nouvelles sources d’énergie propres et renouvelables : la géothermie, la fusion contrôlée, le solaire, le photovoltaïque, l’éolien, l’houlomoteur et l’énergie marémotrice, ainsi que les carburants provenant des océans. À terme, nous aimerions avoir la possibilité de créer de l’énergie en quantité illimitée qui pourrait propulser la civilisation des milliers d’années durant. Une économie basée sur les ressources doit aussi être engagée à la refonte de nos villes, des systèmes de transport et des usines, leur permettant d’être économes en énergie, propres et de subvenir idéalement aux besoins de toute la population.

Quelle autre définition pourrait-on donner à une économie basée sur les ressources ? Il s’agit d’appliquer la technologie intelligemment et efficacement, tout en conservant l’énergie, réduisant les déchets et en offrant davantage de temps pour les loisirs. Grâce à un inventaire automatisé à l’échelle mondiale, nous pouvons maintenir un équilibre entre la production et la distribution. Seuls les aliments nutritifs et sains seraient mis à disposition et l’obsolescence planifiée serait inutile et inexistante dans une économie basée sur les ressources.

Nous pourrons dépasser la nécessité de professions reposant sur le système monétaire comme les avocats, banquiers, agents d’assurance ou les spécialistes en marketing et en publicité ainsi que les vendeurs et courtiers en bourse. De plus, une quantité considérable de déchets seront éliminés et des économies d’énergie seront réalisées grâce à l’élimination des doublons de produits en concurrence comme les outils, ustensiles, casseroles, poêles et aspirateurs. Le choix est une bonne chose. Mais au lieu de devoir composer avec des centaines d’usines différentes et avec toutes les formalités administratives nécessaires à la fabrication de produits au final similaires, seuls quelques produits de la meilleure qualité possible seraient nécessaires pour desservir l’ensemble de la population. Notre seule carence est celle de la pensée créative et de confiance en notre niveau d’intelligence, et de leaders élus pour résoudre ces problèmes. De nos jours, la ressource inexploitée la plus précieuse est l’ingéniosité humaine.

Avec l’élimination de la dette, la crainte de perdre son emploi ne sera plus une menace. Cette assurance associée à une éducation visant à optimiser les relations interpersonnelles pourrait considérablement réduire le stress mental et physique et nous laisser libres d’exploiter et de développer nos capacités.

Si la pensée de l’élimination de l’argent vous dérange encore, pensez à ceci : si un groupe de personnes avec de l’or, des diamants et de l’argent échouait sur une île dénuée de ressources telles que de la nourriture, un air sain et une eau propre, leurs richesses seraient inutiles lorsque leur survie est en jeu. C’est seulement lorsque les ressources sont rares que l’argent peut être utilisé pour contrôler leur distribution. On ne pourrait pas, par exemple, vendre l’air que l’on respire ou l’eau coulant abondamment dans un ruisseau de montagne. Bien que l’air et l’eau soient précieux et abondants, ils ne peuvent pas être vendus.

L’argent n’est important dans une société que lorsque certaines ressources vitales doivent être rationnées et que les gens acceptent l’argent comme un moyen d’échange pour ces ressources. L’argent est en fait une convention sociale, un accord. Il n’est pas une ressource naturelle et n’en représente aucune. L’argent n’est pas nécessaire à la survie, à moins que nous ayons été conditionnés à le considérer comme tel.

Sources:
http://www.thezeitgeistmovement.com/faq
http://www.thevenusproject.com/fr/projet-venus/economie-basee-ressources

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