Une Transition Paisible (première partie)

"Recherché pour contrefaçon"

« Recherché pour contrefaçon »

De nos jours, le pouvoir monétaire domine le monde et les banques contrôlent l’argent. Et elles la contrôlent puisqu’elles ont le pouvoir de la créer. Par cette pratique, les propriétaires de ces banques et ceux qui les gèrent ont une influence énorme sur l’ordre du jour global. Ils font et défont nos présidents, nos premiers ministres. Ils déterminent ceux qui reçoivent l’argent et à quelles fins. C’est la raison pour laquelle ces entreprises, ‘trop importantes pour faire faillite’, sont celles qui se font renflouer avec les plus gros montants. C’est la raison pour laquelle les ‘assouplissements quantitatifs’ bénéficient les investisseurs fortunés qui possèdent la majorité des actions chez Wall Street et que les marchés financiers atteignent de nouveaux sommets alors que la majorité de la population mondiale lutte pour survivre. Avec un minimum de recul, c’est également la raison pour laquelle il est si critique de mettre un terme à cette création monétaire privée basée sur l’endettement et de remettre un tel pouvoir entre les mains du peuple.

Seule une minorité bénéficie actuellement des énormes écarts de richesses que cette pratique engendre à travers le monde entier. Ceux qui la contrôlent orientent systématiquement nos vies. Nos démocraties sont dans un pétrin gigantesque étant donné leur habilité à soudoyer nos gouvernements avec de l’argent créé à partir de rien. À la toute fin du film documentaire Zeitgeist: Moving Forward, à titre plus ou moins allégorique, un peuple unit reprend son pouvoir en remettant le médium de leur asservissement – la monnaie – aux banques qui l’ont créé.

Même ceux qui ont commencé à comprendre la dynamique des forces économiques en jeu se démènent à trouver une manière de passer d’une culture dominée par les pouvoirs monétaires au rêve ‘utopique’ d’une société sans monnaie. La transition d’un système socio-économique entièrement dépendant d’un moyen d’échange à un système plus durable doit s’initialiser par une reconquête de ce moyen. Ce pouvoir de création monétaire ne peut pas rester entre les mains d’une minorité. Ce n’est que par cette voie que nous arriverons à réinitialiser la distribution d’autorités à ce jour essentielles à notre survie personnelle et à notre continuité en tant qu’espèce.

La tâche peut sembler ardue à première vue, mais ne vous découragez pas trop vite. Entre-autres, le processus est déjà enclenché. Des plans pour ce genre de contingence existent depuis des décennies. De plus, une gigantesque concentration d’efforts à des fins d’éducation à grande échelle est en cours. Ce blog est au sommet d’un iceberg qui en couvre des millions d’autres, sans compter l’activité florissante des communautés des médias sociaux. Dans le monde ‘réel’, de nombreuses idées novatrices et inconnues du public jusqu’à il y a quelques années ont pénétré le dialogue international. Par surcroît, Le Chicago Plan Revisited (Plan Chicago ‘Revisité’) et le revenu de base universel se présentent à nous comme deux pierres angulaires sur lesquelles une transition cohérente et solide pourrait être édifiée. Mais avant d’examiner ensemble le potentiel révolutionnaire de ces deux idées, il nous est impératif d’éclaircir notre compréhension du système socio-économique tel qu’il existe aujourd’hui.

Depuis 1971, la monnaie que nous utilisons est à proprement parler une monnaie fiduciaire. Et tel est le cas pour toutes les grandes devises. Contrairement à une croyance qui persiste encore de nos jours, notre monnaie ne repose plus sur l’or, l’argent ou toute autre commodité afin d’assurer sa valeur matérielle. Pendant plus de 40 ans, ce système monétaire d’échange a relativement bien fonctionné. Les gens sont en mesure de travailler et de recevoir un salaire, d’aller à l’épicerie et d’acheter de la nourriture pour leur famille et de mettre des fonds de côté pour d’autres nécessités. La plus grande part des difficultés économiques auxquelles nous avons fait face est reliée à la création monétaire et non au caractère fiduciaire de notre monnaie. L’inflation, les récessions, les banqueroutes et les dépressions économiques sont tous des symptômes reliés à la création et à la circulation de la monnaie; elles n’ont rien à voir avec sa nature. Essentiellement, la monnaie est une façon de tenir compte des contributions et des dettes des citoyens à l’égard de la société. Pour autant qu’il y ait accord mutuel sur le moyen d’échange entre ceux-ci, sa nature et ses particularités n’ont pas d’importance. Certaines personnes n’ont pas confiance en la monnaie fiduciaire parce qu’elle n’est pas garantie par un dépôt d’or, mais pour autant que leurs usagers sont prêts à l’utiliser comme moyen d’échange, peu importe.

Ceci dit, un aspect important du problème auquel nous faisons économiquement face à l’heure actuelle est spécifiquement lié au caractère prêteur de notre création monétaire. Puisque la quasi-totalité de notre monnaie est aujourd’hui créée à partir de prêts, signifiant qu’il y a endettement auprès de ceux qui la créent et qui la prêtent, toutes les nations et la plupart de leur citoyens vivent dans un état constant d’endettement. Tous les plans d’austérité, coupures budgétaires et taxes sont le résultat d’efforts pour régler ces dettes, au dépend d’un bon nombre incapable de respecter le paiement d’une telle créance. Puisque la monnaie exigée pour le paiement des intérêts de ces dettes n’a jamais été créé au moment où le prêt à été contracté, une somme trop petite d’argent est perpétuellement à la poursuite d’une dette trop importante et le problème ne peut que s’accentuer au fil du temps. C’est une des raisons principales pour laquelle notre planète est sur le bord d’un effondrement économique et d’une faillite globale. Les banqueroutes nationales, telles que survenues en Grèce et en Chypre, sont des symptômes d’une création monétaire basée sur l’endettement par les banques.

Le Plan Chicaco avait initialement été proposé en 1933 dans le contexte de la Grande Dépression au États-Unis lorsque les banqueroutes devinrent un problème si inquiétant que toutes les banques importantes fermèrent leurs portes aux affaires et déclarèrent congé férié étant donnée leur incapacité à respecter leurs obligations financières envers leurs déposants. Les véritables soucis arrivèrent lorsque les banques du Mi-Ouest se mirent à saisir les propriétés agricoles de fermiers incapables de régler leur prêt suite aux mauvaises récoltes du milieu des années 20. Les acheteurs potentiels des fermes se désistant, les banques se retrouvèrent prises avec des terres qu’elles étaient incapables de gérer. Ces fermes dénuées de toute gestion menèrent éventuellement au désastre environnemental du Dust Bowl (‘Bassin de poussière’) et la migration de masse de familles incapables de s’auto-suffire du Mi-Ouest jusqu’en Californie. Les banques du Mi-Ouest d’abord affectées par ces désastres économiques et environnementaux furent ensuite achetées par des banques de plus en plus grandes jusqu’à ‘contaminer’ le système banquier américain en entier.

Conformément au Plan Chicago ‘Revisité’, les banques seraient dans l’obligation de maintenir des réserves à 100% pour tous les prêts. Essentiellement, cela aurait comme effet d’empêcher les banques de créer de l’argent puisqu’elles seraient dans l’obligation de garantir la totalité de leur crédit, qu’on parle de prêts aux particuliers, aux entreprises, ou au gouvernement. L’état, plutôt que les banques cartographiées, deviendrait le garant ultime de tous ces prêts. De cette manière, la création monétaire se verrait remise entre les mains du gouvernement tel qu’il l’a initialement été conçu. Les banques redeviendraient de simples entreprises, nécessitant le maintien d’une viabilité financière au risque de faire faillite. Le ‘risque’ financier associé au processus de prêts à travers ces banques retomberait entièrement sur la disposition des déposants à leur faire confiance. Les banques ne saisiraient plus d’entreprises ou de propriétés puisque celles-ci appartiendraient maintenant au peuple via leur gouvernement, désormais garant ultime de tout prêt insolvable. Puisque la méthode principale de création monétaire, via un système de crédit partiellement couvert, serait éliminée, la privatisation perpétuelle des propriétés engendrée par le système bancaire lui-même se verrait entièrement renversée, refluant progressivement les richesses des élites bancaires vers le peuple par le biais d’une gestion gouvernementale. Dans un contexte monétaire, ceci équivaudrait à la première étape d’une déclaration De Facto de toutes les ressources comme l’héritage commun de tous les peuples du monde tel que le propose le Projet Vénus.

Cet article est la première partie d’une traduction adaptée d’un article de Gary Kent, aussi connu sous le nom de ‘Zeitgeist Kid’

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